Renouveau : Les archives en retraduction / Renewal: New Translations from the Archives
Renouveau: Les archives en retraduction / Renewal: New Translations from the Archives
Les écrivain·es apprennent ce qu’iels pensent en l’écrivant, et c’est ainsi également qu’en traduction on découvre les strates de vraisemblance dans les textes, en fouillant parmi multiples significations pour émerger — victorieux·euses, fébriles — avec une perle qui aidera le lectorat à se pencher vers l’original.
Les poèmes dans cette section ont d’abord été publiés dans d’anciens numéros d’ellipse, accompagnés de traductions réalisées par d’éminent·es artistes alors actif·ves dans le domaine. Pour ce numéro de la revue qui marque le 50° anniversaire de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada, nous avons demandé à des traducteur·rices de millésimes plus récents de s’attaquer à ces mêmes poèmes, sans en consulter les premières traductions.
Les résultats mettent en évidence des significations multiples, tout en soulignant ce qui change et ce qui reste pareil. Vous pouvez lire ici les traductions originales ainsi que les versions de 2025, tout aussi éloquentes dans leur quête renouvelée de ce que Pierre Nepveu appelle dans son poème éponyme, dans une nouvelle traduction de Nicola Danby, « No more pages, no more words / to say what’s leaning / on the edge of silence ».
Writers learn what they think by writing it, and so too translators discover the layers of truth in their source text by digging in, mucking around in the multiple meanings, and emerging—victorious, trepidatious—with a kernel that helps the readers reach through to the original.
The poems in this section were originally published in archival issues of ellipse, alongside translations by eminent artists then working in the field. For this issue of the magazine celebrating the fiftieth anniversary of the Literary Translators’ Association of Canada, we’ve asked translators of more recent vintage to have a crack at those same poems, but without looking at the first translations.
The results hold up those multiple layers of meeting, even while they point out what changes, and what stays the same. You can read the original translations here, as well as the 2025 versions—just as eloquent in their renewed approach to what Pierre Nepveu dubs in his eponymous poem, “Plus de pages, plus de mots / pour dire ce qui presse / au bord du silence.”
